Politique culturelle 2017 : Quimper budgète 8 millions d’euros

Pour ce début d’année 2017, les représentants de la Ville de Quimper ont souhaité exposer leur politique culturelle annuelle. Après les mauvaises nouvelles des dernières années, la municipalité souhaite attester de sa volonté de soutenir et dynamiser la vie culturelle quimpéroise. Sortant un peu plus de la politique de guichet, elle cherche encore davantage à orienter son intervention vers les projets culturels.

L’affirmation d’une dynamique culturelle soutenue

L’adjoint à la culture de la Ville de Quimper, Allain Le Roux, accompagné de la conseillère municipale déléguée au patrimoine et aux métiers d’art, Gwenaelle Gouzien, et du conseiller municipal délégué à la culture bretonne et aux événements culturels, Nicolas Gonidec, a présenté la politique culturelle de Quimper pour 2017.

En guise de bilan de la première partie du mandat de la municipalité, l’élu assure : « Nous avons pu maintenir une offre culturelle forte, variée et de qualité. » Les années qui viennent de s’écouler ont pourtant été marquées au niveau culturel par des restrictions conséquentes ainsi que par la fermeture du centre d’art contemporain, Le Quartier.

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Depuis 2014, le projet de la municipalité a transformé l’action culturelle vers davantage de projets et moins d’aide au fonctionnement. Selon Allain Le Roux, la politique culturelle cette année va confirmer deux orientations majeures : affirmer le projet culturel et accentuer le lien avec les associations.

hôtel de ville de Quimper

L’hôtel de ville de Quimper © So Quimper

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Au niveau du montant du budget culturel, l’élu municipal se montre quelque peu pessimiste pour les années à venir. Soulignant que cette année, les subventions attribuées aux associations culturelles ne baissent pas, il avance le manque de visibilité au niveau des finances municipales compte tenu des importantes contraintes budgétaires de la Ville.

Les actions 2017 de la politique culturelle quimpéroise

L’adjoint à la culture de Quimper annonce son souhait que les travaux de rénovation du Théâtre Max Jacob soient réalisés le plus rapidement possible. Suite à la réalisation de l’étude de programme, l’étude de maîtrise d’œuvre doit être initiée rapidement. Les travaux sont évalués à 6 millions d’euros. Allain Le Roux considère que sans cette infrastructure, le pôle culturel est amputé d’un élément notable, véritable joyau du patrimoine historique de la ville.

Il a également annoncé l’accroissement de l’enveloppe budgétaire du Fond d’Intervention Culturel (FIC) de 45.000 à 85.000 euros. Réel outil de la politique municipale, le FIC a permis la mise en place d’une quarantaine de projets ces deux dernières années.

Autre volet de la politique culturelle de la Ville, le Conservatoire de musiques et d’art dramatique (CMAD) va « [s’ouvrir] sur la ville » afin de partir à la « conquête de nouveaux publics ». L’élu précise qu’il souhaite que l’équipement municipal puisse maintenir son niveau d’exigence tout en abandonnant tout élitisme. De plus, le CMAD va dorénavant gérer l’Auditorium de musique qui développera l’offre de la Hip-Hop New School.

Par ailleurs, Gwenaelle Gouzien précise que la Ville réfléchit à la faisabilité économique d’un centre des métiers d’art au cœur de Locmaria, en partenariat avec l’association Quimper Métiers d’Art.

Une année 2017 animée par la politique culturelle de Quimper

En outre, les élus locaux en charge des questions culturelles ont avancé la tenue de divers événements en 2017 :

  • plusieurs manifestations en faveurs des métiers d’art dont le Festival de l’artisanat à Penvillers en mars, la Journée européenne des métiers d’art en avril, le Festival de la céramique en septembre ou encore le Salon Les Singuliers en décembre ;
  • les journées européennes du patrimoine,
  • la Gwen Ha Du Noz, calquée sur le principe des Nuits Blanches européennes, pilotée par l’association Ti Ar Vro (avec l’amicale des cercles et des bagadoù et le Festival de Cornouaille) et programmée le 7 octobre ;
  • la Semaine de la langue bretonne à la mi-mai qui organisera divers événements sur la place Saint Corentin ;
  • les Jeudis de l’évêché dans une formule rénovée.

Sans grande nouveauté, la capitale de Cornouaille poursuit ainsi sa politique culturelle née du projet de la municipalité actuelle en s’appuyant sur les points forts de la ville.

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