Pourquoi Quimper séduit comme deuxième ville où il fait bon vivre

À l’instar de plusieurs cités bretonnes, Quimper est distinguée par le classement annuel des villes du magazine L’Express. La capitale cornouaillaise se retrouve seconde parmi les 98 villes où il faut bon vivre. Pour les Parisiens souhaitant partir en province, l’hebdomadaire indique dans son palmarès les villes où il faut s’installer prioritairement.

Quimper, phare breton en tête du classement “bien vivre”

L’Express consacre Quimper, propulsant la ville deuxième parmi 98 villes dans son palmarès. Quimper s’impose juste derrière Angers, devançant Limoges, Albi, Pau ou Clermont-Ferrand, toutes reconnues pour leur qualité de vie exceptionnelle. Cette distinction ne relève pas du hasard : elle salue une palette d’atouts concrets, de la diversité culturelle à l’équilibre social.

Le classement s’appuie sur la satisfaction résidentielle, l’accès à l’éducation, l’attractivité immobilière et la richesse associative. Avec ses 87 403 habitants, Quimper ne joue pas dans la même cour que les grandes métropoles mais se distingue par son dynamisme culturel, la réussite de ses lycéens et un niveau de pauvreté très contenu. Les résultats sont là : la ville offre un cadre de vie où l’on peut construire sereinement, rejoignant plusieurs voisines bretonnes remarquées dans les classements.

Pour mieux situer la performance régionale, voici la position des principales villes bretonnes dans le Top 15 du palmarès :

  • Rennes arrive 7e
  • Brest occupe la 10e place
  • Vannes se place 12e
  • Saint-Brieuc figure en 14e position
  • Lorient ferme la marche à la 15e
Maisons à colombages de Quimper
Maisons à colombages de Quimper So Quimper

La réalité du marché de l’emploi à Quimper

Dès que l’expérience du travail entre en jeu, la donne change et Quimper recule, se classant à la 50e place sur 98 lorsqu’il s’agit de l’attractivité professionnelle. Ce sont surtout les grandes métropoles qui rayonnent, laissant les villes moyennes loin derrière. On retrouve ainsi, dans les dix premières :

  1. Nantes
  2. Lyon
  3. Rennes
  4. Bordeaux
  5. Toulouse
  6. Grenoble
  7. Lille
  8. Tours
  9. Dijon
  10. Orléans

Le palmarès met en lumière le dynamisme des bassins d’emploi, la santé du marché du travail et les opportunités économiques. Si Rennes brille avec une 3e place, Brest se positionne 19e, Vannes 37e, Saint-Malo 39e, Lorient 52e et Saint-Brieuc 57e. Ce panorama traduit les écarts persistants entre les métropoles et les villes moyennes, même au sein du territoire breton.

Les dessous du palmarès “vivre et travailler” en 2017

Chaque année, depuis 2011, L’Express scrute les possibilités offertes hors de la région parisienne à celles et ceux tentés par un nouveau départ. Le classement 2017 ne se contente pas de l’image carte postale : il s’appuie sur 98 agglomérations, retenues en fonction de leur poids démographique (plus de 100 000 habitants, ou bien ville principale dépassant 40 000).

Le palmarès se nourrit d’indicateurs publics fiables, puisés auprès de l’Insee ou de divers ministères. Pour peser la qualité de vie, seize critères sont passés à la loupe : de l’ensoleillement à la qualité de l’air, sans oublier la vitalité culturelle, le risque industriel, la réussite scolaire ou encore le prix de l’immobilier. Côté emploi, quatorze données rentrent en jeu : taux de chômage, attractivité pour les cadres, capacités de transport ou de logement temporaire, insertion des jeunes…

Voir Quimper s’imposer dans les premières places du “vivre” en France, c’est l’assurance d’un territoire qui refuse de se faire discret, fidèle à ses racines et sans complexe. On se prend à imaginer ce que donnerait cette Bretagne si le marché du travail y suivait le même rythme. Les projecteurs restent braqués sur les métropoles, mais c’est souvent loin d’elles que se dessinent les équilibres de demain.

TAGGED:

Ne ratez rien de l'actu