Arbre aux hérons : Nantes Métropole stoppe le projet

Si le projet « Arbre aux hérons » était estimé à 35 puis à 52,4 millions €, le budget a explosé. Cette hausse du budget s’explique surtout à cause de l’inflation des prix du bois et de l’acier et des nouvelles modalités de passation des marchés publics. Dans le contexte actuel où la crise de l’énergie et d’urgence écologique et sociale fait rage, Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de la métropole, a conclu qu’il ne serait pas judicieux de débrousser plus de 80 millions € pour ce projet.

Lire également : Des jouets d'occasion pour Noël avec Ti Jouets

Un projet trop couteux

Johanna Rolland a tenu à expliquer sa décision. Elle a ainsi affirmé qu’il s’agit d’un choix de la raison puisque de telle dépense serait « de trop ». Effet, le chiffrage de 2020 était tout à fait raisonnable pour respecter le principe fondamental d’un financement en trois tiers. Mais dépassant 80 millions €, c’est trop pour les finances des Nantais. De plus, il n’est pas compatible à l’aube des urgences écologiques et sociales selon toujours la maire de Nantes.

Un autre projet à la place de l’Arbre aux hérons

Il convient de rappeler que 4 millions € du budget ont déjà été utilisé pour la conception des créatures mécaniques exposées dans la galerie des Machines. Les responsables se veulent rassurants en affirmant que ces œuvres seront valorisées. Pour occuper l’ensemble du site, le Jardin extraordinaire va être largement étendu. Après, l’aménagement d’une rivière sera la prochaine étape à venir.

Lire également : Arts urbains et numériques : les Uptown Sessions investissent Brest

Déception pour certains

C’est toutefois la douche froide pour les entreprises locales mécènes et les quelques 6000 particuliers qui ont constitué les fonds de dotation de l’arbre. Carine Chesneau, la présidente du fonds, a ainsi indiqué dans un communiqué, être « sous le choc de cette nouvelle soudaine. Chacun était conscient du niveau élevé d’ambition et de complexité de ce projet. C’est précisément pour ce défi qu’un collectif de citoyens et d’entreprises s’est mobilisé. » Pierre Oréfice et François Delarozière, auteurs de l’Arbre aux hérons, ont toutefois été reçus par Johanna Rolland et Fabrice Roussel pour les remercier.

ARTICLES LIÉS