Arrêt de NDDL, quelles perspectives pour l’aéroport de Rennes ?

Après une bataille qui a duré plus de 50 ans entre les opposants et les partisans de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement a annoncé abandonner définitivement le projet. Maintenant, les yeux se tournent vers l’Aéroport de Rennes. Celui-ci est « condamné », si l’on peut dire, à se développer.

Rappel sur le projet de construction de l’aéroport NDDL

Le projet de construction de l’aéroport NDDL ou aéroport de Grand Ouest (AGO) a été motivé pour redynamiser l’économie du Grand Ouest, améliorer l’accessibilité à la région et prévoir la saturation de l’aéroport Nantes-Atlantique. Même les deux métropoles rivales de Rennes et Nantes ont étaient prêtes à travailler ensemble pour la réussite de ce projet d’envergure.

A lire également : Action aux Prud'hommes pour des anciens livreurs rennais de Take Eat Easy

Les opposants qui prônent la Zone à Défendre (ZAD) ont finalement obtenu gain de cause. L’évacuation de ces zadistes reste encore une nouvelle bataille pour le gouvernement. Quoi qu’il en soit, le premier ministre Edouard Philippe annonce que le développement de l’aéroport de Rennes est à l’ordre du jour. L’objectif est de permettre à capitale bretonne de disposer d’une liaison facile avec les autres métropoles européennes.

Un projet pour l’émancipation de Rennes ?

Dès lors, l’aéroport de Rennes a la perspective d’augmenter son trafic, notamment en agrandissant son aérogare. Mais cette option se heurte à la configuration urbaine de l’aéroport et aux contraintes environnementales. De son côté, Hervé Cavalan, président de l’association pour le développement de l’aéroport Rennes Bretagne veut rassurer. Pour lui, aucun agrandissement n’est nécessaire, l’aéroport rennais est capable d’accueillir 1,5 millions de passager.

A découvrir également : Le voyage à l'honneur au Musée des Beaux Arts de Quimper

Pour se rattraper, Rennes doit miser sur les vols long-courriers. La liaison ferroviaire entre Rennes et Paris, Rennes et Brest, Rennes et Quimper, et Rennes et Nantes pourraient mettre la métropole rennaise au cœur de la Bretagne et favoriser son rôle centralisateur. Il y a aussi l’idée de faciliter l’accès aux hubs internationaux de Londres, Madrid et Amsterdam.

ARTICLES LIÉS