Pour des sorties dans l’Ouest, voici quelques programmes à ne pas manquer dans la ville de Brest. Ce sont des expositions dans les deux plus grands musées de la ville, histoire d’allier l’utile et l’agréable.

Brest, Port de la liberté
Impossible de traverser Brest sans s’arrêter devant les récits de ses quais, ses quais chargés d’histoires et d’aventures. L’exposition « Brest, Port de la liberté » embarque les visiteurs dans une immersion au cœur de la cité portuaire, à l’époque où elle régnait sur les flots. Du quotidien des ouvriers à l’effervescence des grandes traversées, chaque salle du Musée National de la Marine fait revivre l’âme de la ville. L’exposition, récemment inaugurée, se déploie jusqu’au 22 février 2017 et promet un véritable bond dans l’histoire maritime brestoise.
Le mystère du pavillon perdu
Au même musée, les enfants prennent le large à leur tour. Avec « Le mystère du pavillon perdu », les plus jeunes, dès 4 ans, partent sur les traces d’un drapeau disparu, guidés par des conteurs qui savent éveiller leur curiosité. Cette visite, conçue pour initier au plaisir de l’art et du patrimoine, multiplie les clins d’œil aux trésors cachés du musée. On y devine l’excitation d’une première aventure culturelle, où l’imagination des petits vogue entre histoires et œuvres originales.
Dilasser, le dessin
Changement de décor, direction le Musée des Beaux-arts de Brest. Ici, les amateurs de dessin et de peinture retrouvent l’univers singulier de François Dilasser. L’exposition « Dilasser, le dessin » réunit plus de sept œuvres majeures de l’artiste, dont la patte graphique saisit au premier regard. Depuis le 5 novembre 2016 et jusqu’au 9 avril 2017, les salles du musée dévoilent des toiles où se mêlent énergie brute et subtilité du trait. Un rendez-vous à ne pas manquer pour celles et ceux qui veulent plonger dans la création contemporaine bretonne.
États de mer téléphonés
Pour celles et ceux qui préfèrent les expériences artistiques décalées, direction l’arthothèque du Musée des Beaux-arts. Marie-Michèle Lucas y présente « États de mer téléphonés », une exposition démarrée le 3 février et qui se poursuit jusqu’au 30 avril 2017. Une quinzaine de tableaux jalonnent le parcours, chacun mettant en scène le dialogue fascinant entre la terre et la mer à travers des récits téléphoniques sur l’état des vagues. Ici, l’art s’écoute autant qu’il se regarde ; les visiteurs repartent avec en tête la voix des tempêtes et le murmure du rivage.
À Brest, les musées n’alignent pas simplement des œuvres sur des murs : ils ouvrent des portes, bousculent la routine et invitent chaque visiteur à redécouvrir la ville sous un angle inattendu. Cette saison, il serait regrettable de passer à côté de ces rendez-vous qui soufflent un air neuf sur le patrimoine breton. La ville, décidément, ne cesse de surprendre.

