Impossible d’ignorer la force brute qui s’est abattue sur Quimper ce lundi 6 mars 2017, dès les premières lueurs du jour. La tempête Zeus a secoué la ville et laissé derrière elle un paysage marqué, mais sans faire de blessés, un contraste saisissant avec d’autres coins de Bretagne, moins épargnés.
Des toitures volées sous la tempête
À Ker Anna, sur les hauteurs jouxtant l’usine Saupiquet, la violence du vent ne s’est pas contentée de faire trembler les murs. Deux maisons n’ont pas résisté : la toiture plate d’une habitation récente s’est retrouvée arrachée, projetée au sol, entraînant dans sa chute une partie de la couverture en ardoises de la maison traditionnelle voisine. Les habitants, eux, n’ont eu que le temps de constater l’ampleur des dégâts, sidérés devant la rapidité du désastre.
Mais l’effort de solidarité n’a pas tardé. Les pompiers ont multiplié les sorties, plus de quatre-vingts interventions rien que sur la matinée. Cinquante hommes mobilisés, épaulés par vingt-cinq agents municipaux venus des espaces verts et de la voirie : ensemble, ils ont sécurisé les routes, tronçonné les branches, déblayé les troncs, évitant d’autres drames. Sous la pluie, le ballet des gyrophares et des tronçonneuses a rythmé la ville.
De tous les vents qui ont soufflé ce jour-là, la capitale de la Cornouaille a connu des pointes à plus de 129 km/h. Et pourtant, ailleurs, la tempête a frappé encore plus fort : à Camaret, les compteurs se sont affolés, affichant un record à 193 km/h. On imagine la puissance, la peur, le bruit, et la stupeur, une fois le calme revenu.
Ce matin-là, Quimper s’est réveillée bousculée mais debout, les habitants rassemblés autour d’un quotidien soudain bouleversé. Reste la trace de Zeus, gravée dans la mémoire collective et sur les toits éventrés.



